Dans les environnements industriels et hospitaliers, il n’est pas rare que plusieurs entreprises interviennent simultanément sur un même site. Le problème, c’est que cette co-activité multiplie les interactions entre salariés et sous-traitants, ce qui n’est pas sans risque. Nous pensons notamment à l’exposition à des agents chimiques ou encore à des rayonnements ionisants. Comment s’y prendre alors en tant que responsable QHSE pour sécuriser ce type d’activité impliquant plusieurs acteurs ?
Les mesures à mettre en place face aux risques chimiques
Comme nous l’avons mentionné plus tôt, le fait que plusieurs entreprises partagent un même espace de travail augmente les risques de sécurité. Et même s’il n’y en a qu’une seule qui utilise des produits dangereux, il suffit que l’autre opérateur ne soit pas formé aux procédures de sécurité pour qu’un accident se produise. C’est pourquoi le Code du travail impose entre autres une coordination formalisée entre les différents intervenants : plan de prévention, échange d’informations sur les risques…
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Pour ce qui est des agents chimiques nocifs (CMR, produits corrosifs…) en particulier, une évaluation précise des postes concernés est exigée et doit être intégrée dans le DUERP. En situation de co-activité, il est entre autres nécessaire de tenir compte des interactions possibles entre les différents intervenants. Plusieurs mesures sont alors mises en place : EPC (équipements de protection collective) adéquats, EPI (équipements de protection individuelle) spécifiques…
Ces situations étant techniques, de nombreux responsables QHSE choisissent de consulter aujourd’hui les parcours de prévention dédiés aux risques chimiques afin de structurer la montée en compétence de leurs équipes et celle de leurs prestataires.
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L’encadrement de l’exposition aux rayonnements ionisants avec la radioprotection
Hôpitaux, centres industriels, établissements de recherche… Ces trois zones d’activité ont un point commun : celui d’utiliser des sources radioactives ou bien des appareils émetteurs de rayonnements ionisants. Comme le risque est bien réel, la réglementation est assez stricte avec un suivi dosimétrique individuel désormais obligatoire. Sur ce point, la co-activité ne facilite pas les choses puisqu’un intervenant extérieur peut ne pas connaître les zones sensibles du site en question.
Là encore, il n’y a pas de secret pour une radioprotection efficace puisque cela passe par la formation de l’ensemble des intervenants. Il est en outre obligatoire de désigner un conseiller en radioprotection (CRP) qui sera chargé de gérer les zones réglementées et de donner des conseils de prévention. C’est aussi lui qui garantira la validité des mesures concernant le suivi dosimétrique. Notez enfin que ce conseiller peut être un intervenant externe ou un salarié de l’entreprise.

